Voyage au Bénin

Après 20 heures de bus dans un froid polaire (à cause de la clim à fond que le chauffeur refusait d’éteindre et qui nous empêchait de dormir…) nous sommes arrivés à Cotonou où nous avons passé une journée. La vie dans la capitale ne nous a paru bien différente de celle de Ouaga, à quelques exceptions près : Cotonou nous a semblé un peu plus développé que Ouaga, il n’y a pas de vélo et de charrette mais en revanche des milliers de grosses motos dont la plupart servent de taxi, on appelle ça des zems (taxi_moto), dès qu’on tend le bras, un zem arrive, il y en a partout ! Officiellement, ils ne peuvent prendre qu’un passager, mais il nous est arrivé de monter à 3 dessus en plus du chauffeur…ensuite il faut serrer les fesses et espérer arriver à destination tant leur conduite est sportive et la circulation chaotique ! La chaleur était également beaucoup plus supportable à Cotonou (par rapport au 45 degrés actuels de Ouaga…)
Nous sommes ensuite partis pour Ganvié qui est un village lacustre (sur l’eau), les maisons sont toutes sur pilotis et les habitants se déplacent en pirogue, les femmes font leur marché sur l’eau ( les vendeurs sont eux-mêmes dans leur pirogue), et les hommes pêchent. C’était vraiment magnifique !

Notre périple s’est poursuivi à Ouidah, capitale du Vaudou…on a eu l’occasion de beaucoup en apprendre sur cette religion animiste, et de casser un peu l’image que l’on en a en France, où on imagine les sorciers vaudous, les sorts, les poupées maléfiques… c’est une religion comme une autre qui n’a pas le côté noir que l’on peut lui attribuer sans connaître. A Ouidah, les pythons sont sacrés dans la religion vaudou, nous sommes donc allés au temple des Pythons et avons porté les serpents autour de notre cou ( le truc très touristique bien sûr…) mais c’était une occasion de toucher et de voir de près ces animaux peu courants par chez nous ! Nous avons aussi assisté à une cérémonie Vaudou dans un village, là, on faisait moins les fiers…en fait c’était une cérémonie où les adeptes appelaient les revenants au son des djembés, tout à coup, les revenants ( humains ou non…telle est la question) sortaient de nulle part et couraient après les villageois et fouettaient ceux qui étaient sur leur passage, à ce moment là, les adeptes devaient s’incliner et faire une offrande, autant vous dire qu’à ce moment là, nous restions cachés loin du revenant et qu’on se faisait tout petit, c’était assez impressionnant.

Ouidah était aussi un des plus gros ports négriers du Bénin, nous avons donc fait la route que les esclaves prenaient, de l’endroit où ils étaient choisis, jusqu’à la plage où ils embarquaient sur les bateaux, où se trouve ce qu’on appelle « la porte de non retour », on a eu la chance d’être accompagnés par un guide qui nous a expliqué toutes les étapes de cette dernière traversée en terre africaine, et c’était vraiment très intéressant (et aussi très marquant d’apprendre les conditions dans laquelle ils étaient amenés jusqu’à cette plage)
Nous avons fini nos vacances à Gran Popo qui est un peu la « station balnéaire » (si je puis dire…) du Bénin, en gros c’est là où les plages sont belles et où l’on peut « tenter » de se baigner. Nous avons-nous même voulu affronter les vagues mais nous nous sommes vite retrouver par terre écrasés par les rouleaux… L’hôtel où nous avons dormi était un petit hôtel complètement rasta (dans le sud du Bénin, la religion rasta est assez présente) , sur la plage, chaque nom de chambre portant le nom d’un chanteur reggae (nous avons eu l’honneur d’être dans la Bob Marley…). C’était assez incroyable de se poser dans ce petit coin de paradis ! le soir nous prenions notre cocktail servi dans une noix de coco fraîche ! bref, pendant deux jours c’était détente, balade sur la plage…

A part les piqûres de moustiques qui ont rythmé notre quotidien, ce voyage s’est avéré parfait ! Le Bénin est un pays magnifique, les béninois sont très accueillants et nous avons fait de belles rencontres ! Nous n’avons pas eu le temps de voir grand-chose, mais l’aperçu était déjà plus que satisfaisant !